Une arrivée attendue à Abbeville le 20 juin
Au fil des jours, les chiffres commencent à parler d’eux-mêmes : au 10 mai, François Blériot avait déjà parcouru 720 kilomètres et récolté près de 8 900 euros pour la lutte contre la mucoviscidose. Et l’histoire est loin d’être terminée. Vingt étapes restent encore à courir avant l’arrivée finale prévue à Abbeville, le 20 juin prochain, entre 16h et 17h, place Max-Lejeune. D’ici là, le marathonien traversera encore des dizaines de communes, accueilli par des habitants, des associations, des élus ou de simples curieux. Car ce défi-là dépasse désormais le simple exploit sportif. Il avance au rythme des rencontres, des encouragements et des dons qui permettent, kilomètre après kilomètre, de faire souffler un peu plus fort l’élan de solidarité.
Depuis le sud-ouest de la France jusqu’aux routes qui le mèneront bientôt à Abbeville, François Blériot poursuit son défi hors normes : courir un marathon par jour pendant près de cinquante jours pour soutenir la lutte contre la mucoviscidose. Après plus de 700 kilomètres avalés et des milliers d’euros déjà récoltés, le coureur continue d’avancer, porté autant par ses jambes que par les rencontres qui jalonnent son parcours.
“Un marathon par jour.” La phrase paraît folle, presque irréelle. Pourtant, depuis plusieurs semaines, François Blériot transforme ce pari un peu dingue en aventure humaine grandeur nature, entre dépassement physique, solidarité et rencontres au bord des routes. Le défi est sportif, forcément. Mais il est surtout humain. À chaque étape, François Blériot accumule autant de kilomètres que d’histoires. Depuis le départ à Gourdon, où plusieurs dizaines de personnes avaient accompagné les premiers foulées du marathonien et permis de récolter plus de 730 euros de dons, le projet prend une ampleur inattendue.
À Muret, des enfants d’un club d’athlétisme l’attendaient pour échanger autour de la mucoviscidose. À Daumazan-sur-Arize, ce sont les jeunes rugbymen du Val XV qui ont pris le relais des encouragements. Le président du club a même hébergé François et Michel, son fidèle accompagnateur en “camion-balai”. Une solidarité simple, concrète, qui colle parfaitement à l’esprit du défi.
Des routes, des douleurs… et beaucoup de solidarité
Le parcours n’a pourtant rien d’une promenade. À Foix, François a découvert sa première arrivée sous une pluie battante. Dans les Pyrénées, les dénivelés du Port de Lers ont commencé à faire parler les muscles. Quelques douleurs au mollet, des tensions, des étapes parfois terminées dans la difficulté. Comme à Idron, après 43 kilomètres, où les derniers mètres se sont faits en marchant. Mais à chaque coup de moins bien, quelqu’un apparaît au bord de la route.
Des kinésithérapeutes locaux offrent des séances de soins. Des cyclistes retraités reprennent le vélo pour accompagner quelques kilomètres. À Auzat, Claude, 84 ans, est même revenu pédaler spécialement pour soutenir le projet. Plus loin, des clubs de course à pied, des associations et des habitants anonymes rejoignent François sur plusieurs kilomètres, histoire de partager un bout d’effort et beaucoup d’énergie. Le défi attire aussi les médias régionaux. La Dépêche du Midi, Sud Ouest ou encore plusieurs radios locales suivent désormais régulièrement cette aventure au long cours.
Pour faire un don, rendez-vous sur le site : www.jesoufflepourvous.fr


