Après une première percée remarquée en mai, le Sport Nautique Abbevillois franchit un nouveau cap avec deux médailles d’argent aux championnats de France sprint. Une confirmation éclatante du renouveau du club.
Il y a des signaux faibles qui annoncent un retour. Et puis il y a les confirmations. À Bourges, les 6 et 7 juin, le Sport Nautique Abbevillois (SNA) n’a plus simplement montré qu’il revenait dans le jeu national : il s’y est durablement installé.
Un mois après la finale A décrochée par le double Azzouz–Thibaut aux championnats de France élite à Mâcon, les deux rameurs ont de nouveau répondu présents, cette fois sur le format sprint. Résultat : une médaille d’argent en double de couple U19 sur 500 mètres, suivie le lendemain d’un second podium pour Florian Thibaut en skiff. Deux courses, deux médailles, et une impression qui s’installe : le SNA ne se contente plus d’exister au niveau national, il compte.
Bourges comme point d’ancrage
Dans un format plus explosif, plus nerveux, les Abbevillois ont confirmé la solidité aperçue en mai. Une régularité qui dit beaucoup du travail engagé depuis plusieurs saisons. » Ces championnats de France Sprint à Bourges resteront gravés dans l’histoire du club « , souligne le président Stéphane Azzouz sur la page Facebook du club, rappelant « qu’il faut remonter à plus de 26 ans pour retrouver une médaille aux Championnats de France pour le club !«
Derrière ces résultats, un nom revient avec insistance : celui de l’entraîneur Valéry Treunet. Ancien médaillé mondial junior, il incarne aujourd’hui la reconstruction sportive du club, patiemment construite, loin des effets d’annonce. Le week-end a également permis à plusieurs rameuses du SNA de franchir une nouvelle étape. Engagées en quatre de couple seniors femmes, Marion, Charline, Isabelle, Adèle, Laure et Lucie ont découvert l’exigence du haut niveau national. Sans finale à la clé, mais avec une expérience fondatrice pour la suite de leur parcours. Après la percée, la confirmation. Après l’éclaircie, la trajectoire. À Abbeville, l’aviron ne surprend plus : il s’installe.

