« On n’était pas venus pour performer » : l’exploit de Thomas et Léontine au 4L Trophy

« On n’était pas venus pour performer » : l’exploit de Thomas et Léontine au 4L Trophy

Publié le 1 avril 2026

De Biarritz à Marrakech, Thomas et Léontine ont vécu une aventure hors du commun. Entre défis, entraide et imprévus, les deux étudiants reviennent sur un parcours aussi intense qu’inattendu, couronné par une remarquable 2ᵈ place parmi plus de 850 équipages. Retour sur leur aventure.

  • Vous voilà de retour du 4L Trophy 2026. Dans quel état d’esprit êtes-vous après avoir terminé deuxièmes de cette édition ?

On a encore du mal à réaliser ! Une deuxième place sur plus de 850 équipages, c’est juste incroyable. On est super fiers et heureux de ce joli résultat plutôt inattendu. On pense aussi aux copains avec qui on a passé toute notre aventure, notamment les phacochères du désert (Valentine et Paul), équipage de la somme et les j4Lclub (Louis et Julien) de Saint Quentin.  

  • Quel a été le moment le plus marquant de votre aventure ?

Les moments passés dans le désert, les paysages, la découverte du Maroc, l’ambiance et la solidarité incroyable entre trophistes. Mais aussi le fait de monter sur le podium à Marrakech lors de la soirée de remise des prix, ainsi que la rencontre avec Denis Brogniart, parrain du 4L Trophy 2026, qui est venu nous féliciter. On a trop de super souvenirs, on repense aussi à la soirée qu’on a passé en autonomie pendant l’épreuve marathon ou nous étions avec les copains entre Merzouga et Marrakech autour d’un bon feu et d’un barbecue. 

  • Y a-t-il eu un moment particulièrement difficile pendant le raid ?

On n’a pas vraiment eu de moment très difficile mais on peut déjà noter les douches froides sur le bivouac. Aussi, autant le premier ensablement de la journée nous a fait sourire, mais au bout du 7e sur la même épreuve, on rigolait moins. Tous les soirs on allait quand même au pôle mécanique pour faire quelques réglages et on y croisait toujours les mêmes équipages, donc au bout du compte c’était plutôt des bons moments. Le plus difficile a été de bien gérer le roadbook et la boussole pendant les différentes épreuves afin de pouvoir réaliser le meilleur classement possible. Nous n’étions pas venus pour performer, mais on s’est pris au jeu et cela a bien fonctionné pour nous.  

  • La mécanique et l’orientation sont souvent des défis sur le 4L Trophy. Comment cela s’est-il passé pour vous sur le terrain ?

Pour le côté mécanique, nous n’avons pas eu énormément de problèmes, à part une petite soudure sur le châssis et le changement des amortisseurs avant. Nous avions bien préparé la 4L en amont de ce rallye afin d’avoir le moins de pannes possible.
Pour le côté orientation, nous étions munis d’un roadbook et d’une boussole, et nous avons réussi à parcourir le moins de kilomètres possible en suivant les différentes indications.  

  • Est-ce que votre 4L a tenu le choc sur les pistes marocaines ?

Oui, franchement, on ne pensait pas qu’une 4L pourrait passer partout à ce point ! Pour jouer la gagne, nous avons été obligés de passer dans des endroits où personne n’avait imaginé passer afin de gagner des kilomètres, car sur cette course, c’est la distance parcourue qui compte.
Nous avons pu gratter quelques kilomètres en passant dans des zones avec de très gros cailloux, des bacs à sable, etc.
Ça nous est arrivé 9 fois de nous enliser dans le sable, mais on a toujours réussi à sortir grâce à notre pelle et à nos plaques de désensablement. Une seule fois, il était impossible de sortir : des Marocains nous ont aidés à l’aide de leur 4×4.  

  • L’un des objectifs du 4L Trophy est de soutenir l’association Enfants du désert. Comment s’est passée la remise des fournitures scolaires ?

C’est un moment important du 4L trophy, nous avons pu rencontrer des enfants, participer à des olympiades avec eux, faire des activités manuelles et prendre un goûter tous ensemble. Nous avons évidemment remis les fournitures scolaires et des sacs de vêtements à l’association « Les Enfants du Désert » pour qu’ils puissent ensuite être redistribués dans les villages.

  • Vous avez préparé ce projet pendant près d’un an. Avec le recul, qu’est-ce qui a été le plus difficile dans toute cette aventure ?

Le plus dur a été de trouver des sponsors et de bien préparer la 4L, tout ça en parallèle de nos études et projets personnels. C’était long mais nous n’avons pas abandonné… HEUREUSEMENT vu l’aventure que l’on vient de vivre ! 
Pour le côté sponsors, c’est principalement Léontine qui a géré. Nous avons pu avoir le soutien de plusieurs entreprises abbevilloises, amiénoises et touquettoises. Nous avons également réalisé une vente de chocolats et participé à une réderie en y vendant des gaufres, des boissons et des crêpes.
Côté mécanique, Thomas a commencé la préparation de la voiture un an en amont afin qu’elle soit prête à participer. Les plus gros travaux réalisés ont été le changement du joint de culasse, de l’embrayage et des amortisseurs. Des garagistes abbevillois ont pu nous faire de la place dans leurs garages afin qu’on puisse travailler sur la voiture pendant notre temps libre.  

  • Avez-vous reçu des messages ou des encouragements pendant l’aventure ?

Pendant l’aventure, nous avons été très présents sur les réseaux sociaux afin de rester en contact avec les sponsors, la famille et les amis. Pendant le raid, nous avons reçu beaucoup de messages d’encouragement et de félicitations de la part de nos proches, de personnes curieuses que nous avions rencontrées au départ et d’amis d’amis qui ont suivi l’aventure de très près. Cela a été très encourageant et motivant pendant ces 2 semaines. 

  • Qu’est-ce que cette expérience vous a appris, personnellement ou humainement ?

En réalisant ce projet, nous avons appris à nous débrouiller, à trouver des solutions à des problèmes qu’on ne savait pas forcément gérer à la base et à prouver que lorsqu’on veut, on peut. Il suffit simplement de se motiver. L’entraide pendant le raid était très forte et les galères des autres deviennent aussi un peu les notre. On passe 2 semaines entières avec des personnes qu’on ne connaissait pas en arrivant et on revient avec un tas de souvenirs ensemble. 

Pour ce qui est de l’équipage, on a appris à vivre tous les jours ensemble, à se supporter dans 3m² et à gérer les problèmes ensemble malgré la fatigue. 

  • Est-ce que cette aventure vous a donné envie de repartir pour un autre défi ?

Bien sûr ! Nous n’avons pas prévu de nous séparer de la 4L si vite. Nous aimerions participer à d’autres rallyes avec notre fidèle 4L et les copains rencontrés lors de notre aventure comme le 4 Alpes, entre chemins et routes de montagne. On a aussi pensé au 4L Corse afin de découvrir cette île à bord de notre jolie 4L. Après ça, la 4L aura bien voyagé ! 

  • Quel message aimeriez-vous adresser aux jeunes qui rêvent de participer un jour au 4L Trophy ?

Le 4L Trophy est une aventure humanitaire formidable, il faut le vivre pour le comprendre.
Si vous êtes jeune, motivé et ambitieux, n’hésitez pas : lancez-vous ! C’est un défi de plus a relever et on en est tous capables ! 

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